Strawberry field forever ...
Et la France dans tout ça ? Modeste avec ses 45 000 tonnes annuelles récoltées sur 2900 hectares situés en majeure partie dans le Sud-Ouest et la Vallée du Rhône, elle se distingue par sa farandole de variétés indigènes parmi les 600 espèces recensées.
Un tribut vraisemblablement hérité d'Amédée-François Frezier, marin de Louis XIV qui, en botaniste avisé, rapporta des Amériques des pieds sauvages de "Blanche du Chili", à l'origine de la plupart des variétés connues de fraises modernes.
Ne pensez pas pour autant que la fraise lui doit son nom ! N'en déplaise au sieur Frezier, on la rapporte à la racine latine "fragra" qui rappelle qu'elle s'est avant tout fait connaître pour son parfum.
Prenons l'exemple de la Fraise du Périgord ! Le cahier des charges qui prend en compte propriétés organoleptiques, règles de production et de conditionnement autorise pas moins de 6 variétés. Les sucrées/acidulées telles que la Gariguette et la Cirafine pour le plaisir de croquer et les chairs fermes et sucrées comme la Darselect et l'Elsanta qui sont toutes quatre des variétés de printemps.
Comme la framboise, la fraise peut aussi être tardive et cultivée jusqu'à mi-octobre. C'est le cas de la Mara des Bois et de la Charlotte, fraises aux formes rondes qui concluent la saison en Périgord. Autant de variétés pour autant d'utilisations différentes selon l'équilibre acidité/sucrosité recherchée. Ainsi, un filet de balsamique sur une Elsanta ou un trait d'huile d'olive AOC sur une Charlotte vous raviront, là où une salade de chèvre frais aux fraises surprendra vos invités en lieu et place d'une tomate/Mozza.
Sources économiques: Revue Agreste du Ministère de l'agriculture et l'organisation des producteurs des Fraises du Périgord
www.fraiseduperigord.com
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