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Autosuffisance, respect de la terre et produits sains

"Il y a 25 ans, le lieu était vierge de toute pollution, le projet fut donc de se développer sans abîmer les sols ni l'environnement" souligne t-elle. Sur les causses rocailleux, Patrick plante année après année 7000 arbres truffiers qui donnent seulement depuis 8 ans. Il cultive également le tournesol dont il tire son huile, de la lentille et du pois chiche, pratique l'élevage de canard, de porc noir gascon qu'il est l'un des tout premiers à réintroduire au pays. Sans oublier un potager de plantes aromatiques idéal pour le cuisinier désormais reconnu qu'il est devenu.
"Nous n'avons rien inventé, poursuit Pascale. "Auparavant tout le monde vivait "à et de" la ferme ; c'est simplement ce que nous essayons de reproduire." Thibaut, l'aîné de 13 ans, Louis-Dominique et leur petite s?ur Camille sont tous trois de la partie. Ils suivent leurs parents sur les salons tout en suivant des cours par correspondance en espérant que le temps passé en cuisine ou dans la nature avec leur père laisse supposer une possible continuité.
Il est vrai qu'il serait dommage de perdre les recettes et le savoir-faire qui font le prestige du domaine. Rien de compliqué pour Patrick : " juste le plaisir de sélectionner les meilleurs produits, de les respecter en cuisine et d'avoir un peu d'imagination". Salaisons maison, jambon de porc noir gascon affiné jusqu'à 36 mois, truffes, foie gras élaborés selon des recettes éprouvées, on sait désormais où trouver le jardin de Cocagne, à moins que ce ne soit la table de Lucullus. Pascale évoque sans fausse complaisance une salade de pommes de terre dite demi-deuil en raison des truffes qui la pare ou encore la recette de pigeon au citron confit et au épices douces. "Quand c'est bon, mais réellement bon", glisse alors sérieusement Patrick, "ça ne peut pas être mauvais à la sant".
La vérité est dans le pré, non ?